top of page
Rechercher

COP17 Biodiversité les principaux résultats d’Erevan

il y a 15 heures
3 min de lecture

Photo : Mammysou17/Wikimedia Commons – CC BY-SA 4.0


Réunie à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre 2026, la COP17 de la Convention sur la diversité biologique a dressé le premier bilan mondial de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce bilan montre que les efforts engagés ne suffisent pas encore pour atteindre les 23 cibles fixées pour 2030.

Un premier bilan mondial qui appelle à accélérer

Adopté en 2022, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal engage les États à enrayer et inverser la perte de biodiversité d’ici 2030. Il prévoit notamment la conservation d’au moins 30 pour cent des terres, des eaux intérieures et des espaces marins, la restauration d’au moins 30 pour cent des écosystèmes dégradés, la réduction des subventions nuisibles à la nature et une mobilisation financière accrue.

À Erevan, les Parties ont examiné le rapport mondial intitulé State of Biodiversity Action, fondé sur les rapports nationaux, les stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité et les données scientifiques disponibles. Sa conclusion est claire : malgré des progrès, le monde reste globalement hors trajectoire pour atteindre les objectifs de 2030. Les principaux obstacles sont le manque de financements, le maintien d’incitations économiques dommageables à la nature, les difficultés d’accès aux technologies et aux données, ainsi qu’une intégration encore insuffisante de la biodiversité dans les politiques publiques et les décisions économiques.

La Voie d’Erevan organise la réponse jusqu’en 2030

La COP17 a adopté près de 50 décisions. Son principal résultat politique est la Voie d’Erevan, qui définit les domaines dans lesquels l’action doit être renforcée au cours des quatre prochaines années. Elle demande d’accélérer la mise en œuvre des stratégies nationales, de mieux aligner les budgets et les politiques économiques sur les objectifs de biodiversité, de réformer les subventions et incitations nuisibles à la nature et d’améliorer les mécanismes de suivi, de rapportage et d’évaluation.

Les décisions couvrent également les aires protégées, les forêts, l’agriculture, les milieux marins et côtiers, les espèces exotiques envahissantes, la gestion durable de la faune sauvage, la biologie de synthèse, la santé et les relations entre biodiversité et changement climatique. Une décision spécifique porte sur la participation des gouvernements infranationaux, des villes et des autres autorités locales à la mise en œuvre du Cadre mondial.

Financement et participation des communautés

Près de 2 milliards de dollars de nouveaux engagements financiers ont été annoncés pendant la Conférence. Ils comprennent notamment 560 millions de dollars liés à la reconstitution du Fonds pour l’environnement mondial et à son Fonds du Cadre mondial pour la biodiversité, 500 millions de dollars mobilisés par la Species Recovery Alliance et plus de 330 millions de dollars annoncés au titre du Value Nature Fund. Ces annonces contribuent à réduire le déficit de financement, mais leur traduction en ressources accessibles aux pays et aux acteurs de terrain restera déterminante.

La COP17 a aussi adopté les règles de fonctionnement du nouvel organe subsidiaire permanent consacré à l’article 8 j) de la Convention, appelées Sevan Guidelines, ou lignes directrices de Sevan. Cette avancée renforce la place des peuples autochtones et des communautés locales, ainsi que la reconnaissance de leurs connaissances, innovations et pratiques dans les politiques internationales de biodiversité.

Des résultats en lien direct avec les missions de LA ROSE

Les résultats d’Erevan concernent directement les territoires sahéliens, oasiens et méditerranéens dans lesquels LA ROSE inscrit son action. La restauration des terres, la protection des écosystèmes fragiles, la gestion concertée de l’eau et des ressources naturelles et la préservation des savoirs traditionnels constituent des conditions essentielles pour atteindre les cibles mondiales de 2030.

La reconnaissance du rôle des collectivités locales et des communautés rejoint également l’approche de LA ROSE. Les objectifs internationaux ne pourront produire des résultats durables que s’ils sont intégrés dans la planification territoriale, portés par les institutions locales et adaptés aux pratiques et aux connaissances des populations. Les programmes liés à la Grande Muraille Verte, aux oasis et à la coopération transfrontalière peuvent ainsi contribuer simultanément à la restauration des écosystèmes, à l’adaptation au changement climatique et à la résilience des communautés.

Après Erevan la priorité passe à la mise en œuvre

La COP17 a confirmé l’orientation mondiale, mais elle a surtout mis en évidence l’écart entre les engagements et leur réalisation. D’ici 2030, les progrès devront être mesurés dans les politiques nationales, les budgets, les financements effectivement mobilisés et l’amélioration observable de l’état des écosystèmes. La prochaine COP biodiversité se tiendra en Équateur. Elle devra évaluer si la Voie d’Erevan a permis d’accélérer l’action.

Liens utiles

 
 
 

Commentaires


logo complet.png

Association de solidarité internationale accréditée auprès de l’UNCCD depuis 2013.

Agir pour des terres vivantes, des patrimoines reconnus et des communautés résilientes.

16 rue Juliette Savar, 94000 Créteil, France

© 2026 La Route du Sel et de l'Espoir

bottom of page