Agir pour la Grande Muraille Verte

Une vision africaine de la restauration des terres
Initiative phare de l’Union africaine, la Grande Muraille Verte a évolué bien au-delà de son image initiale de « ceinture verte » reliant Dakar à Djibouti. Elle constitue aujourd’hui un cadre africain de restauration des terres, d’adaptation au changement climatique et de développement des territoires. Sa mise en œuvre doit permettre de renforcer la sécurité alimentaire, de préserver la biodiversité, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations affectées par la désertification.
Depuis sa création en 2013, La Route du Sel et de l’Espoir – LA ROSE contribue à cette dynamique en portant une vision territoriale, humaine et transfrontalière de la Grande Muraille Verte.
L’association défend une approche qui associe restauration des terres, valorisation des savoirs traditionnels, préservation des oasis, coopération entre les territoires et participation effective des communautés locales.

Une contribution historique à l’Initiative
LA ROSE s’est engagée très tôt en faveur d’une conception élargie de la Grande Muraille Verte. Pour l’association, celle-ci ne doit pas être réduite à la plantation d’arbres, mais doit prendre la forme d’un ensemble coordonné d’initiatives territoriales répondant aux besoins des populations rurales, pastorales et oasiennes.
À travers sa participation aux rencontres internationales, ses contributions aux débats et ses actions de plaidoyer, LA ROSE a notamment défendu :
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la restauration et la gestion durable des terres ;
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l’amélioration des moyens de subsistance des populations ;
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la prise en compte des mobilités pastorales et des échanges transfrontaliers ;
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la valorisation des connaissances et des pratiques locales ;
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le développement de partenariats entre institutions, scientifiques, collectivités et organisations de la société civile.
Cette implication a permis à LA ROSE de contribuer à la réflexion sur l’évolution de la Grande Muraille Verte et sur son articulation avec les réalités sociales, économiques, environnementales et culturelles des territoires sahélo-sahariens.
Une participation au comité de pilotage
Jusqu’en 2022, LA ROSE a participé au comité de pilotage mis en place dans le cadre de la Grande Muraille Verte sous l’égide de l’Union africaine. Cette participation lui a permis de suivre l’évolution de l’Initiative, de contribuer aux échanges stratégiques et de porter la voix de la société civile dans les réflexions relatives à sa mise en œuvre.
LA ROSE y a défendu la nécessité d’une gouvernance ouverte aux acteurs locaux, aux organisations communautaires, aux femmes, aux jeunes, aux agriculteurs, aux pasteurs et aux populations des oasis. Elle a également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les niveaux local, national, régional et continental.


Une contribution à la nouvelle stratégie 2025-2035
Dans le cadre de la préparation de la nouvelle stratégie décennale de la Grande Muraille Verte, LA ROSE a apporté une contribution fondée sur son expérience des territoires et sur les enseignements tirés de la première phase de mise en œuvre.
L’association a notamment appelé à renforcer :
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l’ancrage territorial des interventions ;
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la participation des communautés à la conception et au suivi des projets ;
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la prise en compte des savoirs traditionnels et des patrimoines ruraux ;
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l’intégration des oasis et des systèmes pastoraux ;
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la coopération transfrontalière ;
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la coordination entre restauration des terres, adaptation climatique, développement local et prévention des conflits ;
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l’accès des acteurs locaux aux connaissances, aux partenariats et aux financements.
Pour LA ROSE, la nouvelle stratégie doit permettre de traduire les ambitions continentales en investissements concrets, durables et mesurables au bénéfice des populations.

Développer des corridors transfrontaliers de coopération
LA ROSE propose aujourd’hui de développer des corridors transfrontaliers reliant les territoires, les oasis et les communautés situés le long des grands axes sahélo-sahariens: les corridors oasiens de la paix, reliant le Barrage Vert à la Grande Muraille Verte. Ces corridors ne seraient pas de simples continuités végétales : ils constitueraient des espaces de restauration des terres, de développement économique, de mobilité, de dialogue et de coopération. L’association souhaite notamment promouvoir cette approche le long de la Route transsaharienne, axe stratégique reliant l’Algérie, le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria, avec des prolongements vers le Tchad et d’autres territoires voisins. Cette démarche pourrait associer :
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la restauration des terres et des paysages dégradés;
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la mise en réseau des oasis et des territoires ruraux ;
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la sécurisation des ressources en eau ;
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le soutien aux filières agricoles, pastorales et artisanales ;
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la valorisation des plantes médicinales et nourricières ;
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la création d’activités et d’emplois pour les jeunes et les femmes ;
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la prévention des conflits liés aux ressources naturelles ;
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la circulation des connaissances et des innovations ;
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la coopération entre collectivités, communautés, chercheurs et organisations de la société civile.
Faire reconnaître le rôle stratégique des oasis
LA ROSE plaide depuis plusieurs années pour l’intégration pleine et entière des espaces oasiens dans la Grande Muraille Verte. En 2016, à l’occasion de la troisième Semaine africaine des terres sèches organisée à Windhoek, l’association a défendu leur prise en compte dans la zone d’intervention de l’Initiative.Les oasis constituent des écosystèmes fragiles, mais aussi des espaces essentiels pour la biodiversité, la gestion de l’eau, l’agriculture, le pastoralisme, les échanges commerciaux et la préservation des patrimoines culturels. Elles peuvent devenir des pôles de résilience et de coopération, à condition de bénéficier d’investissements adaptés.LA ROSE propose notamment de soutenir :
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la gestion durable de l’eau et des sols ;
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l’agroécologie et la biodiversité oasienne ;
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la culture et la valorisation du palmier dattier ;
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le recours aux énergies renouvelables ;
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la transmission des savoir-faire traditionnels ;
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les échanges entre les oasis du Sahara et du Sahel.

