top of page

Corridors oasiens de la paix

Des terres vivantes, de l’Afrique du Nord au Sahel

Une coopération transsaharienne rapprochant la Grande Muraille Verte sahélienne de l’expérience du Barrage vert algérien, de la Ceinture verte tunisienne et des oasis d’Algérie, de Tunisie et de Libye.

Une proposition de l’Association La Route du Sel et de l’Espoir – LA ROSE

​

Donner une portée territoriale et humaine aux connexions transsahariennes

Une route rapproche des villes. Une fibre optique fait circuler l’information. Un gazoduc relie des économies. Mais la portée de ces connexions se mesure également à ce qu’elles changent dans la vie des populations et dans l’avenir des territoires traversés.

Pour que l’intégration africaine bénéficie davantage aux communautés, elle doit contribuer à préserver les ressources naturelles, créer des activités économiques locales et permettre aux jeunes de construire leur avenir.

C’est dans cet esprit que LA ROSE propose les Corridors oasiens de la paix, une initiative destinée à rapprocher l’Afrique du Nord et le Sahel autour de la restauration des terres, de la gestion durable de l’eau, de la valorisation des oasis et du développement territorial.

​

Une coopération entre huit pays

L’espace de coopération proposé comprendrait :

  • l’Algérie ;

  • la Tunisie ;

  • la Libye ;

  • le Mali ;

  • le Niger ;

  • le Nigeria ;

  • le Burkina Faso ;

  • le Tchad.

Il associerait l’axe principal de la Route Transsaharienne, ses différentes branches et les connexions régionales vers les territoires de la Grande Muraille Verte.

Le corridor donnerait une dimension écologique, économique et socioculturelle aux grandes infrastructures déjà engagées en Afrique : la Route Transsaharienne, la Dorsale Transsaharienne à Fibre Optique et le projet de gazoduc entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie.

Ces infrastructures offrent une ossature. Les Corridors oasiens de la paix leur apporteraient un ancrage dans les territoires et dans les besoins de leurs habitants.

​

Relier les initiatives africaines de restauration des terres

Le Barrage vert algérien, la Ceinture verte tunisienne et la Grande Muraille Verte sahélienne répondent, dans des contextes différents, à des défis communs : désertification, dégradation des terres, sécheresses, perte de biodiversité et fragilisation des activités rurales.

Leur rapprochement favoriserait le partage des expériences et la coopération entre les pays, les collectivités, les institutions scientifiques et les communautés.

Le corridor ne serait pas une bande continue d’arbres traversant le Sahara. Il prendrait la forme d’un réseau de territoires vivants et complémentaires :

  • steppes et terres dégradées restaurées ;

  • oasis préservées et valorisées ;

  • parcours pastoraux sécurisés ;

  • systèmes agricoles adaptés au climat ;

  • paysages sahéliens productifs ;

  • villes et territoires ruraux mieux connectés.

Chaque territoire développerait des solutions adaptées à ses ressources, à ses écosystèmes et aux besoins de ses populations.

​

Préserver l’eau, les terres et les oasis

Les oasis sont des écosystèmes créés et entretenus par les sociétés humaines grâce à une gestion fine de l’eau, des sols, de la biodiversité et des cultures.

Elles sont aujourd’hui fragilisées par la surexploitation des ressources hydriques, l’évolution des pratiques agricoles, l’urbanisation, la dégradation des terres et les effets du changement climatique.

La préservation des nappes, notamment des ressources en eau peu renouvelables partagées par plusieurs pays, constitue donc une condition essentielle de l’initiative.

Les Corridors oasiens de la paix favoriseraient :

  • la gestion durable et concertée de l’eau ;

  • la restauration des sols et de la végétation ;

  • la protection de la biodiversité ;

  • l’agroécologie et les systèmes de production résilients ;

  • la préservation des parcours pastoraux ;

  • la valorisation des savoirs traditionnels liés aux terres arides.

 

Créer davantage de valeur dans les territoires

Les connexions transsahariennes peuvent faciliter l’accès aux marchés pour les productions agricoles, pastorales et artisanales. La fibre optique peut améliorer l’accès à la formation, aux connaissances, à l’information commerciale et aux services.

Le corridor chercherait à faire en sorte qu’une part plus importante de la valeur créée reste dans les territoires.

Il pourrait favoriser :

  • la transformation et la commercialisation des productions locales ;

  • le développement de filières oasiennes et agropastorales ;

  • l’artisanat et les services locaux ;

  • l’accès des femmes et des jeunes aux activités économiques ;

  • les échanges de compétences et de technologies ;

  • la coopération entre entreprises, organisations professionnelles et collectivités.

La solidarité entre l’Afrique du Nord et le Sahel doit reposer sur la réciprocité, la reconnaissance des contributions de chacun et un partage équitable des bénéfices.

 

Faire des collectivités et des communautés les acteurs du corridor

Les populations connaissent leurs ressources, leurs contraintes et les usages de leurs territoires. Leur participation est indispensable à la définition des priorités et à la gestion des actions.

Les agriculteurs, les éleveurs, les artisans, les femmes, les jeunes, les organisations communautaires et les détenteurs de savoirs traditionnels doivent pouvoir contribuer aux décisions et accéder aux bénéfices de la coopération.

Les collectivités locales auraient une place centrale. Elles peuvent :

  • organiser le dialogue entre les communautés ;

  • rapprocher les villes, les oasis et les territoires ruraux ;

  • accompagner la gestion concertée des ressources ;

  • développer les partenariats transfrontaliers ;

  • porter les besoins locaux dans les cadres nationaux et régionaux.

 

Mettre la coopération scientifique au service des territoires

Les universités, les centres de recherche et les institutions techniques d’Afrique du Nord et du Sahel pourraient partager leurs connaissances sur les terres arides, l’eau, la biodiversité et les activités rurales.

Cette coopération associerait l’écologie, l’agronomie, l’hydrologie et les sciences du climat aux sciences sociales, à l’économie et à l’étude des patrimoines.

Elle permettrait notamment :

  • de suivre l’évolution des terres et des ressources en eau ;

  • de comparer les solutions de restauration ;

  • de rapprocher connaissances scientifiques et savoirs locaux ;

  • de former de jeunes chercheurs et praticiens ;

  • de mettre des données accessibles à la disposition des collectivités.

 

Contribuer aux conditions durables de la paix

La dégradation des terres, la raréfaction de l’eau et la disparition des activités économiques peuvent accentuer les tensions et contraindre des familles à quitter leur territoire.

La restauration des ressources, la diversification des activités et l’ouverture de perspectives pour les jeunes peuvent réduire certaines de ces contraintes.

Aucune initiative environnementale ne peut, à elle seule, résoudre les conflits armés. Mais une paix durable suppose des populations disposant de moyens d’existence, d’un accès plus équitable aux ressources et d’une place dans les décisions concernant leur avenir.

Les Corridors oasiens de la paix proposent ainsi de faire du développement territorial, de la solidarité africaine et de la reconnaissance des cultures une contribution aux conditions durables de la paix.

 

Une proposition ouverte au dialogue

LA ROSE souhaite ouvrir le dialogue avec les responsables publics, l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, les collectivités locales, les institutions scientifiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers.

Cette proposition constitue une base de réflexion et de coopération. Elle ne correspond pas encore à un programme officiellement adopté ou financé.

​

​

​

logo complet.png

Association de solidarité internationale accréditée auprès de l’UNCCD depuis 2013.

Agir pour des terres vivantes, des patrimoines reconnus et des communautés résilientes.

16 rue Juliette Savar, 94000 Créteil, France

© 2026 La Route du Sel et de l'Espoir

bottom of page